Questions de l’examen de l’OIIQ: les comprendre pour mieux y rĂ©pondre 🤷 (+ stratĂ©gies pour rĂ©ussir l’examen)

Questions examen OIIQ

Mis Ă  jour le 8 septembre 2020

Choisir la meilleure réponse

Questions examen OIIQ

L’Ă©laboration des questions de l’examen de l’OIIQ est basĂ©e sur deux modèles de questions Ă  choix de rĂ©ponse: dans le premier modèle, un seul choix de rĂ©ponse est complètement vrai tandis que les autres sont complètement faux. Dans le second modèle, la bonne rĂ©ponse est celle qui est la plus probable, alors que les autres choix de rĂ©ponse sont celles dont la bonne rĂ©ponse est la moins probable, comportant parfois des leurres (options plausibles, options familières, options vraies mais incorrectes au regard de la situation clinique, erreurs habituelles des candidates ou candidats Ă  l’exercice de la profession infirmière,…). C’est dire que, dans ce second format de question, plusieurs rĂ©ponses sont correctes, et il faut choisir la meilleure. Autrement dit, il faut discriminer les choix qui sont plausibles.

Ainsi, bien qu’il y ait des questions plus faciles que d’autres dans l’examen, vous ne verrez pas de choix de rĂ©ponse totalement farfelus ou dĂ©nudĂ©s de sens. Vous ne verrez pas non plus d’options du type « Aucune de ces rĂ©ponses », « Toutes ces rĂ©ponses », « Toutes les options sauf l’option B »,… L’Ordre souhaite vous mettre au dĂ©fi pour Ă©valuer votre capacitĂ© Ă  choisir les meilleures interventions sur le plan scientifique, ainsi que votre capacitĂ© Ă  prioriser et Ă  dĂ©lĂ©guer de façon sĂ©curitaire.

Prioriser les interventions

Priorisation soins infirmiers

Plusieurs questions de l’examen de l’OIIQ abordent la priorisation des soins. Pour rĂ©pondre Ă  ce type de questions, il faut toujours penser Ă  la première intervention essentielle que l’infirmier ou l’infirmière doit faire, en Ă©vitant d’extrapoler ou de prĂ©sumer que cette action a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© faite. Pour prioriser, pensez toujours Ă  l’approche ABCD, qui est conçue comme une Ă©valuation rapide au chevet d’un·e patient·e dont l’Ă©tat se dĂ©tĂ©riore, et qui vise Ă  assurer la prise en charge initiale des affections potentiellement mortelles par ordre de prioritĂ©, en utilisant une mĂ©thode structurĂ©e:

Airway (voies respiratoires)
Breathing (respiration)
Circulation
Disability (déficit neurologique et état de conscience)

Avoir des connaissances de base en droit de la santé

En plus des connaissances en soins infirmiers et sciences infirmières et des connaissances mĂ©dicales, il est impĂ©ratif d’avoir des notions de base en droit de la santĂ©, notamment en ce qui concerne les activitĂ©s rĂ©servĂ©es et les droits des patient·es.

DĂ©lĂ©guer, oui; mais il faut connaĂ®tre le champ d’exercice des autres professionnels et des non professionnels

Pour bien rĂ©pondre aux questions de dĂ©lĂ©gation dans l’examen de l’OIIQ, il faut absolument acquĂ©rir des connaissances sur le champ d’exercice et les activitĂ©s rĂ©servĂ©es des diffĂ©rent·es professionnel·les. Il faut aussi avoir une bonne connaissance de ce qu’un·e non professionnel·le (prĂ©posé·e aux bĂ©nĂ©ficiaires) peut et ne peut pas faire.

Connaître les droits des patient·es

Pour rĂ©ussir l’examen de l’Ordre, il faut connaĂ®tre les droits fondamentaux des patient·es en matière de santĂ©, notamment ce qui est prĂ©vu dans la Loi sur les services de santĂ© et les services sociaux (LSSSS) et le Code civil (en ce qui concerne, notamment, le consentement (article 11 et suivants). Il faut aussi connaĂ®tre ce qui est prĂ©vu dans la Loi sur la protection des personnes dont l’état mental prĂ©sente un danger pour elles-mĂŞmes ou pour autrui et dans la Loi concernant les soins de fin de vie. Une autre loi pertinente est le Code de dĂ©ontologie des infirmières et infirmiers.

Faire la différence entre un signe, un symptôme et une manifestation clinique

Signe ou symptĂ´me ou manifestation clinique soins infirmiers

Les questions de l’examen peuvent vous demander quels sont les signes, les symptĂ´mes ou les manifestations cliniques pour telle pathologie. Il est important de savoir distinguer ces trois concepts. Un signe est une donnĂ©e objective observable (ex.: chaleur, rougeur, oedème, mesure de la pression artĂ©rielle) alors qu’un symptĂ´me est une donnĂ©e subjective qui n’est pas observable directement. Un symptĂ´me est gĂ©nĂ©ralement rapportĂ© par le·la client·e (ex.: douleur, dyspnĂ©e). Au sens de l’OIIQ, les manifestations cliniques englobent Ă  la fois les signes et les symptĂ´mes.

Lorsque la question demande une intervention, la rĂ©ponse attendue n’est jamais une Ă©valuation

L’Ordre peut vous demander des questions du style: « Quelle est votre intervention prioritaire? ». La rĂ©ponse attendue Ă  ce type de question n’est jamais une Ă©valuation. Au sens de l’OIIQ et donc de l’examen, une intervention est une action que l’infirmière ou l’infirmier pose pour amĂ©liorer, maintenir ou rĂ©tablir une condition, ou encore pour prĂ©venir une dĂ©tĂ©rioration ou un accident. Ainsi, le fait d’Ă©valuer, par exemple, la condition mentale, ou de prendre une mesure de pouls, ne sont pas des interventions mais bien des Ă©valuations au sens de l’OIIQ.

Exercez-vous avec nos questions de prĂ©paration Ă  l’examen de l’OIIQ crĂ©Ă©es pour vous mettre au dĂ©fi.

Nous formulons soigneusement nos questions pour qu’elles fassent appel au raisonnement clinique. Nos questions sont construites avec rigueur et d’une façon similaire Ă  celles de l’examen de l’OIIQ. Chaque rĂ©ponse est justifiĂ©e selon les donnĂ©es probantes et les meilleures pratiques.

Priorité de soins VS priorité de suivi

Alors qu’une prioritĂ© de soins est une intervention (voir « intervention » plus haut) essentielle Ă  effectuer dans une situation clinique donnĂ©e, une prioritĂ© de suivi est un problème ou un besoin qui nĂ©cessite un suivi clinique. Pensez Ă  la prioritĂ© de suivi comme un des Ă©lĂ©ments que vous inscririez dans la partie « Problème ou besoin prioritaire » du plan thĂ©rapeutique infirmier (PTI).

Ainsi, si l’on vous demande une prioritĂ© de suivi dans une question de l’examen de l’OIIQ, il ne faudra pas sĂ©lectionner une intervention, et vice versa.

Ne pas confondre constat d’Ă©valuation et directive

En plus de l’information minimale Ă  inscrire dans cette partie du PTI (motif d’hospitalisation, de l’hĂ©bergement ou du suivi), le constat d’Ă©valuation rĂ©sulte du jugement que vous posez après avoir colligĂ©, analysĂ© et interprĂ©tĂ© l’information recueillie auprès de diffĂ©rentes sources. La directive infirmière, quant Ă  elle, porte sur des activitĂ©s de surveillance clinique, des soins et traitements ou d’autres interventions et donnent des indications en ce qui concerne une stratĂ©gie d’intervention ou une condition de rĂ©alisation d’une intervention.

Distinguer un problème actuel d’un problème potentiel

Problème potentiel

Un problème potentiel est un problème qui, au vu de la situation clinique, est susceptible de se produire. Par exemple, pour un client diabĂ©tique disant faire un rĂ©gime de jeĂ»ne, l’on dira qu’il est Ă  risque d’hypoglycĂ©mie.

Problème suspecté

Un problème est suspectĂ© lorsque les signes et symptĂ´mes que prĂ©sente un·e client·e laisse croire que le problème est prĂ©sent, sans toutefois en avoir la preuve hors de tout doute. Par exemple, un client diabĂ©tique qui prĂ©sente de la diaphorèse et des tremblements, on pourrait dire qu’il est en Ă©tat d’hypoglycĂ©mie probable (ou possible).

Problème confirmé

Un problème est confirmĂ© lorsqu’on peut affirmer avec certitude, suite Ă  des rĂ©sultats d’Ă©valuation objectifs, que le problème est prĂ©sent. Par exemple, un client diabĂ©tique a une glycĂ©mie capillaire de 3,0 mmol / L – on dira que ce client est en hypoglycĂ©mie.

Un choix de rĂ©ponse long et explicite n’est pas nĂ©cessairement la bonne rĂ©ponse

Il ne faut jamais prendre pour acquis que parce qu’un choix de rĂ©ponse est plus long et explicite que les autres, c’est nĂ©cessairement ce choix qui constitue la bonne rĂ©ponse. Il est plutĂ´t suggĂ©rĂ© de bien lire chaque option et de faire un choix en fonction de la situation clinique et de la question posĂ©e.

« Aviser le médecin » est rarement la bonne réponse

Rappelons que l’objectif de l’examen est d’Ă©valuer votre aptitude Ă  exercer la profession infirmière. Bien sĂ»r, le fait de savoir reconnaĂ®tre quand il est pertinent d’aviser le mĂ©decin fait partie de la pratique infirmière. Cependant, l’examen est beaucoup plus centrĂ© sur les interventions infirmières. En gĂ©nĂ©ral, en fonction de la situation clinique prĂ©sentĂ©e, d’autres interventions sont nĂ©cessaires avant l’appel au mĂ©decin. La seule fois oĂą cette rĂ©ponse est correcte est lorsqu’il y a littĂ©ralement rien que vous ne puissiez faire en premier.

Par ailleurs, lorsque l’appel au mĂ©decin est l’une des options d’une question dans l’examen de l’OIIQ, rĂ©flĂ©chissez Ă  la raison pour laquelle vous appelez le mĂ©decin et aux informations d’Ă©valuation dont vous avez besoin avant d’appeler. Si vous ne pouvez pas identifier la raison pour laquelle vous appelez le mĂ©decin et ce que vous voulez que celui-ci fasse pour remĂ©dier Ă  la situation, Ă©liminez cette option.

Nous espĂ©rons que ces stratĂ©gies vous seront utiles pour rĂ©pondre aux questions de l’examen de l’OIIQ.

Commencez Ă  rĂ©pondre Ă  nos questions construites d’une façon similaire Ă  celles de l’examen de l’OIIQ.

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